mardi 22 février 2011

Florence, notre appartement

Notre appartement, bien que petit (il ne comporte que 3 pièces et demi), est plutôt luxueux. Ce qui lui donne cet air cossu, ce sont les hauts plafonds en bois massif, les arches dans le couloir et le sol en céramique. Il est assez peu pratique sur le plan domestique: la salle de bains est microscopique, la douche est étroite, et la cuisine est pour le moins sommaire… Le frigo est même dans un placard, dont la porte est magnifique, il est vrai, toute en bois ouvragé. Nous avons beaucoup d’espace, en hauteur. Au moins 12 pieds, néanmoins ce n’est pas des plus pratiques pour ranger des provisions, puisqu’il n’y a ni tablettes ni armoires. Les odeurs sont étonnantes, l’appartement sent comme une vieille église de pierre ; j’imagine que le fait que ce soit un bâtiment du XIVe siècle y est pour quelque chose. Et l’eau, quand on la fait couler, sent le chlore. On prend une douche, et tout l’appartement sent la piscine olympique. Vraiment curieux. Bon, loin de nous l’idée de nous plaindre. Ici, c’est le printemps, pratiquement. Il fait autour de 15 degrés l’après-midi et on a eu plusieurs jours ensoleillés.
Notre routine est simple. Nous nous levons entre 8 et 9 heures, puis nous faisons la classe aux enfants. David s’occupe d’Orian et Marie-Ève, de Viviane. Les enfants apprécient d’avoir un professeur privé, ils trouvent cela plus amusant et plus rapide (pas besoin d’entendre les consignes dix fois). Ils travaillent bien tous les deux et ne rouspètent pas du tout. Nous en sommes heureux. Ils semblent avoir conscience de la situation exceptionnelle dans laquelle ils se trouvent et veulent remplir leur part de contrat, c’est-à-dire de bien travailler plutôt que d’être à la maison et à l’école comme les autres enfants. Puis, l’après-midi, nous décidons ensemble de notre expédition quotidienne.
Par exemple, il y a quelques jours, Orian voulait que nous allions voir le Palazzo Vecchio et vantait à Viviane la possibilité qu’elle aurait de voir de l’art moderne, puisque Damien Hirst y exposait. Évidemment, c’est nous qui lui avions dit que c’était un artiste contemporain. Ils sont venus sagement et ont observé avec attention le crâne serti de diamants, qui était l’unique œuvre exposée de l’artiste et qu’on devait payer 4 euros pour voir, derrière des rideaux sombres. Curieuse coïncidence, Marie-Ève était en train de lire le dernier Houellebecq qui s’ouvre sur un personnage de peintre tentant de faire une toile sur Jeff Koons et Damien Hirst se séparant le marché de l’art.
Après les visites quotidiennes, nous allons prendre une collation, le plus souvent une crème glacée, parce qu’elles sont trop bonnes. Puis, nous rentrons, allons acheter des provisions et faisons le repas avant que les enfants ne regardent des épisodes des Simpsons que nous avons eu la bonne idée d’amener, parce que la télé italienne est mortellement plate.

1 commentaire:

  1. Allo! Vous semblez mener la belle vie! Je vous envie vos 15 degrés l'après-midi... et les glaces! Je serais curieuse de voir des photos de l'appartement de Florence, qui semble magnifique!
    Bonne suite d'aventure...
    Annie

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