Nous avons loué un petit studio (un trois et demi pour être précis) à proximité du Vatican. L’avantage de ne pas vivre à l’hôtel, c’est que l’on peut avoir la sensation de mener la vie d’authentiques citadins. En fait, il est certain que nous y parviendrions si nous restions là quelques semaines. Le premier obstacle est notre maîtrise approximative (soyons honnêtes : insuffisante) de langue. Le second est la méconnaissance des habitudes des locaux. Par contre, les commodités de l’appartement nous dictent certaines règles. Par exemple, nous ne pouvons faire des réserves, étant donné le manque d’espace. Quiconque connaît Marie-Ève et son proverbial sens de la provision, qu’elle tient de sa mère, sait qu’elle est une ménagère prévoyante… Notre femme de ménage, Hélène, a pour son dire que nous résisterions sans mal à une attaque nucléaire, tellement nous avons de ravitaillement.
Le logement est spacieux parce qu’il a de hauts plafonds, et il est décoré avec un certain goût, bien que dans un style minimaliste. Il y a un mur peint par pièce, toujours dans des couleurs franches : vert pour la cuisine, orange pour la chambre des enfants et bleu profond pour la chambre des maîtres. Le tout doit apparaître exigu pour qui y vit à l’année. Bien entendu, pendant la saison chaude, on peut toujours se prélasser sur la terrasse. Malheureusement, avec des 15 degrés Celsius, nous en avons peu profité. Il fait beaucoup plus chaud qu’au Canada, c’est certain, mais ce n’est pas encore tout à fait le printemps.
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