Cette petite ville située à vingt minutes de Florence en bus est un véritable charme. La place principale se trouve à côté d’une cathédrale dont le clocher fait de l’ombre à un ancien temple étrusque et à un amphithéâtre romain. C’est que les ruines se situent à quelques mètres en contrebas, mais on ne le devinerait jamais en descendant de l’autobus. C’est pourquoi nous avons d’abord gravi une colline à pic. Nous nous sommes retrouvés sur un belvédère qui donnait à voir la ville de Florence au loin et la belle campagne juste à nos pieds. Il fait plus chaud depuis trois ou quatre jours, et on peut observer le réveil de la nature. Certaines fleurs commencent à se montrer, et les pommiers – ou les cerisiers ? – sont tout blancs. L’air est doux, ça sent bon les cyprès et une odeur qui se rapproche du lilas. Nous ne sommes pas des experts en botanique, donc désolés pour les commentaires approximatifs…
 |
| Paysage vu de Fiesole |
En haut de la colline, il y a une église franciscaine. Les enfants ont été intéressés par une exposition d’objets rapportés par des moines missionnaires. Certains objets provenaient d’Égypte, dont un sarcophage avec une momie, et d’autres venaient de Chine. Viviane a été très impressionnée par des dessins qui représentaient l’Enfer tel que le concevaient les Chinois convertis au catholicisme. À les regarder, on se sent le goût d’être vraiment bons, afin d’aller au Paradis… Il y avait aussi une peinture de saint François d’Assisse recevant ses stigmates, œuvre qui a été rebaptisée par David, au grand plaisir des enfants, « Jésus en vaisseau spatial qui tire des rayons laser sur un pauvre moine ».
 |
| Le musée des missionnaires franciscains |
 |
| Jésus lançant des rayons laser sur saint François |
En redescendant, nous avons trouvé les ruines antiques. Dans l’amphithéâtre en plein air, Orian et Viviane nous ont donné un spectacle de lutte mettant en vedette la « Walkyrie de l’Est » contre le « Titan de l’Ouest » ; nous vous laissons deviner qui tenait quel rôle. L’acoustique de l’amphithéâtre est impressionnante, on s’entend parler à plusieurs mètres de distance. Nous avons finalement acheté quelques bonbons alléchants dans un kiosque (mais Marie-Ève n’a pas terminé son long fil de réglisse noire, mais bon qu’elle ne l’espérait), puis nous sommes rentrés à Florence en profitant du magnifique paysage.
 |
| David surpris à regarder le spectacle d'Orian et de Viviane |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire